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Trompe-l'oeil / Anne Mette Hancock
Livre
Edité par Albin Michel. Paris - 2021
Un thriller psychologique subtil et haletant sur la vengeance, les illusions d'optique et les blessures émotionnelles. Copenhague. Lukas, un écolier, a disparu. Pour tout indice : le profil Instagram du garçon, qui révèle sa passion pour la paréidolie, un phénomène qui donne l'impression de distinguer des visages sur des objets. Et cette photo, récurrente : la porte d'une grange. Qui Lukas y a-t-il vu ? La photo permettra-t-elle de retrouver sa trace ? La journaliste Héloïse Kaldan et l'inspecteur Eric Schäfer remontent une piste aussi difficile qu'effroyable. Après Fleur de cadavre, prix de la révélation du polar danois 2017, Anne Mette Hancock signe une nouvelle enquête d'Héloïse Kaldan et d'Erik Schäfer.
Avis
Avis des professionnels
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"La paréidolie est la faculté à se tenir prêt à affronter une situation potentiellement dangereuse"
Un enfant qui disparaît de bon matin sans laisser la moindre trace semble impossible. Pourtant, c’est bien ce qu’il s’est passé. Déposé à l’école par son père, Lukas n’en a jamais passé la porte d’entrée. Le policier Erik Schäfer et son amie la journaliste Héloïse Kaldan vont tous deux essayer de comprendre ce qu’il s’est passé et ce qui est arrivé à Lukas. L’enquête va se dérouler lentement sous nos yeux, alors que la police explore toutes les pistes qui se présentent et essaie de comprendre les liens qui unissent les différents indices qui apparaissent peu à peu. On avance avec eux, inquiets pour Lukas, frustrés quand on s’égare sur une fausse-piste, concentrés pour essayer de comprendre ce qui a pu arriver à Lukas. Un polar prenant, intriguant, avec un titre qui, éventuellement, prend tout son sens, et une toute dernière page glaçante. Il est souvent fait référence au passé d’Héloïse, sans doute explicité dans “Fleur de cadavre” (disponible à La Médiathèque), le précédent polar de l’auteure. Ne pas l’avoir lu n’empêche pas la compréhension de l'histoire, mais rend le personnage d’Héloïse assez agaçant, dramatique et auto-centré. Alors que pour une fois, on a un détective qui n’est pas alcoolique, ni durement traumatisé ni même brisé par une vie de famille qui aurait implosé, ce qui est assez rafraichissant.
Chloé M. - La Médiathèque de Lavallois - Le 17 mars 2026 à 10:19