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Le Grand Migrateur / Augustin Lebon, Louise Joor
Livre
Edité par Rue de Sèvres. Paris - 2023
Sur la planète O'Zhinn, ravagée par la malédiction de la glaire noire, vivaient des géants maintenant disparus. Tous les 200 ans, ceux-ci sortaient de leur longue hibernation pour entamer une longue migration vers le nord. Décimés par les hommes, leur histoire est désormais une légende qui n'existe plus que dans quelques livres. Quand un jour, un dernier géant endormi sous terre se réveille à la surprise de tous, la chasse à la bête reprend. Odette, vieille dame excentrique et mystérieuse ayant la conviction que le fléau de la glaire noire est lié à la disparition des géants, se met en quête de celui-ci pour le protéger des hommes à tout prix. Avec le craintif mais dévoué Childebert à ses côtés, elle accompagnera la gigantesque créature dans son périple aux confins du royaume, dans l'espoir de trouver un remède à son monde en déclin.
Avis
Avis des professionnels
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Des géants et des hommes
Une jolie bande-dessinée qui nous propulse dans un monde fantastique où les géants migrateurs, massacrés par les hommes il y a des années, ont laissé place à une "glaire noire" qui envahit progressivement la planète. Dans ce monde, où la différence est vue d’un mauvais œil, on va suivre Odette, vieille princesse reniée passionnée par les géants disparus et Childebert, jeune garçon pas très courageux moqué et rejeté à cause de son albinisme. Ensemble, ils vont partir sur les traces d'une rumeur à propos d'un géant rescapé qui aurait été apperçu. Mais ils ne sont pas les seuls à avoir entendu cette rumeur, et les hommes sont toujours en colère après ces géants. Les illustrations sont belles, et font penser à Miyazaki (Odette fait beaucoup penser aux vieilles femmes dans "Le voyage de Chihiro" ou "Le château ambulant", tant physiquement que dans son opiniâtreté). L’intrigue et le monde de O’Zhinn sont très prometteurs, mais souffrent malheureusement du format court de cette bande-dessinée qui tient en un seul volume. À partir de la 2e moitié de l’histoire, tout se hâte, plus grand chose n’est expliqué et le dénouement arrive un peu brutalement… dommage ! Ça reste une jolie fable écologique qu’on prend plaisir à découvrir.
Chloé M. - La Médiathèque de Levallois - Le 24 mars 2026 à 10:41