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La cage aux cons / Matthieu Angotti, Robin Recht
Livre
Edité par Delcourt. Paris - 2020
C'est l'histoire d'une petite frappe que l'amour de sa vie a foutu à la porte. S'il veut revenir à la maison, ce sera les poches pleines de pognon. Réfugié au bistrot, il repère un type ivre mort. Un vrai con qui se vante d'avoir des millions dans son salon. Il décide de le cambrioler. Mais quand il plonge ses mains dans l'oseille, celles du con se referment sur un flingue. Le voilà séquestré chez un grand bourgeois, beau prince et beau parleur. Fuir ou lui faire la peau ? Telle est sa question.
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Avis
Avis des professionnels
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Un petit bijou d'humour noir et de cynisme
Signée Matthieu Angotti au scénario et Robin Recht au dessin, cette bande dessinée s’inspire du roman noir Le Jardin du bossu de Franz Bartelt. C’est l’histoire d’un type lambda, amoureux d’une femme qui ne jure que par l’argent. Pour la reconquérir, il tente un coup des plus hasardeux : cambrioler un ivrogne qui se vante de posséder un joli magot. Evidemment, rien ne se passe comme prévu. Au lieu de repartir avec le pactole, le « héros » se retrouve prisonnier d’un bourgeois à tendances psychopathes qui en fait son serviteur à plein temps. Entre huis clos glauque, humour noir et monologue intérieur, l’album tient en haleine sans jamais perdre le rythme. L’écriture a un petit côté cru et tranchant comme sorti d’un film d’Audiard. Le dessin, en noir et blanc et au style graphique proche de la caricature, donne à l’ensemble une ambiance de polar des années 70-80, tendue et poisseuse ; pouvant évoquer des films tels que « Tchao Pantin » ou « Série Noire ». On y croise une galerie de protagonistes hauts en couleurs — tous plus marquants les uns que les autres. La Cage aux cons, pas seulement une BD policière : c’est une fable moderne, cynique… et pourtant terriblement humaine.
Cyril C. - La Médiathèque de Levallois - Le 25 mars 2026 à 14:40 -
Faudrait pas prendre les cons pour des cons
Depuis Audiard et Veber, on sait que le con ose tout et peut se révéler d'une surprenante réactivité. Dans cette histoire de prise d'otage presque consentie, l'intérêt principal est psychologique et réside dans la confrontation entre un supposé con et un manipulateur violent. Le graphisme assez gras met en exergue cette situation de malaise et d'immoralité. Le final très surprenant peut décontenancer, à moins que se soit le lecteur qui soit trop con pour apprécier cette BD à sa juste valeur.
Marc V. La Médiathèque de Levallois - Le 14 juin 2022 à 10:03