1 avis
Les Filles du 9 juin / Maylis Besserie
Livre
Edité par Grasset & Fasquelle. Paris - 2026
9 juin 1944. L'ambiance est à la fête dans les rues de Tulle tout juste libérées, lorsque soudain un grondement résonne - celui des blindés de la division SS "Das Reich", qui avant d'atteindre Oradour-sur-Glane reprend brièvement le contrôle de la ville et décide de mettre en oeuvre des représailles. 99 hommes, sélectionnés au hasard, sont pendus aux balcons des maisons, sous le regard horrifié de la population. Parmi eux, le mari d'Hortense Chambel. Alors que la jeune femme enceinte assiste impuissante au spectacle funeste, les premières contractions se font sentir. Louise, qui voit le jour à l'instant même où son père meurt en martyr, sera traversée toute sa vie par une colère inextinguible contre l'impunité des bourreaux nazis, que l'Allemagne refuse d'extrader. Il faudra encore attendre une génération pour qu'une promesse d'apaisement émerge, incarnée par Zoé, la petite-fille d'Hortense, qui se lance à corps perdu dans le combat contre la résurgence des haines, près d'un demi-siècle après la fin de la guerre. A travers cette vaste fresque familiale, c'est le destin de tout un pays que ce roman évoque en microcosme - ses blessures, ses secrets, ses fantômes. Trois femmes, trois époques, reliées par un même traumatisme auquel chacun répond comme il peut, tantôt par le silence, tantôt par la révolte.
Avis
Avis des professionnels
-
"La transmission"
On connait le massacre d’Oradour sur glane qui a eu lieu le 10 juin 1944 mais connaissez-vous celui qui a eu lieu à Tulle la veille, le 9 juin 1944. « Les filles du 9 juin » retrace cette tuerie au lendemain du débarquement où 99 hommes furent pendus par les allemands aux balcons de leurs habitations sous les yeux de leurs femmes et leurs enfants, 149 autres envoyés dans les camps de concentration dont 48 seulement reviendront à la fin de la guerre. Au travers de cette saga familiale, de 1944 à 2001 Mayllis Besserie retrace le destin de 3 femmes marquées par ce massacre et dont les choix de vie et politique ne seront pas étrangers à ce qu‘elles ont vécu. Un récit puissant qui résonne encore aujourd’hui, le devoir de mémoire reste essentiel…Plus jamais ça, ne jamais oublier !
Marie-Charlotte W - Le 26 octobre 2026 à 13:36