La mauvaise joueuse
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Edité par Flammarion - 2025
« Jusqu’alors, je ne jouais plus. Ni aux échecs ni aux cartes ni au bowling, ni à rien. Disons que sinon je m’impliquais un peu trop fort. » Un soir de semaine comme les autres, Maud, une jeune femme à la vie bien rangée, provoque un accident de voiture et prend inexplicablement la fuite. Paniquée, elle erre sur la route et trouve refuge dans un bowling. C’est le début de trois jours de cavale, et surtout de rechute dans une très vieille addiction, celle de jouer, à tout, frénétiquement. Des environs pluvieux de Saint-Nazaire au village lointain de son enfance, le périple de Maud prend l’allure d’une fugue existentielle. Sur un rythme effréné, Victor Jestin raconte la lutte d’une femme contre une passion infernale, et interroge la place du jeu dans nos vies. « Il signe d’une plume trempée dans l’angoisse un road-tripes étourdissant […] Et il confirme qu’à 31 ans il fait partie des romanciers dont on va continuer d’entendre parler. » LE CANARD ENCHAÎNE « Peut-on jamais cesser de jouer ? Victor Jestin ne donne pas de réponse mais éclaire, avec une justesse troublante, la part d’ombre qui veille en chacun de nous. » PAGE DES LIBRAIRIES « Victor Jestin signe ici un texte aussi acide qu’électrique, un duel amoureux sans arbitre. Et, disons-le franchement : c’est brillant. » ACTUALITTE « Avec La mauvaise joueuse, Victor Jestin signe un récit haletant et tendu, qui plonge le lecteur dans l’esprit d’une femme dominée par une compulsion. Le roman se lit comme un thriller psychologique : chaque scène est menée tambour battant, la tension naît autant de la fuite après l’accident que de l’obsession dévorante du jeu. » ACTUALITTE « Victor Jestin mise la gagne et gagne haut la main le pari de son troisième roman. » LE TEMPS (SUISSE) « Le roman […] acquiert une tension, une efficacité qui font qu’on l’avale d’une traite, comme on regarde un plan-séquence au cinéma. » L’OPINION « Le livre est beau, c’est très bien écrit. » RTL « Victor Jestin creuse le thème de la dépendance, du manque et de l’isolement, à travers le portrait à vif d’une femme bloquée dans son adolescence par ses traumatismes. » MARIE FRANCE « Un roman percutant mené tambour battant et dont on suit l’héroïne avec compassion. » TELE 2 SEMAINES « Impeccablement mené d’un bout à l’autre, « La mauvaise joueuse » fait plus que confirmer tout le bien qu’on pensait déjà du talentueux Victor Jestin. Un écrivain incroyablement doué depuis ses débuts avec « La chaleur » pour saisir le vertige et l’incarner dans ses pages de ses romans à l’écriture ciselée. » LE TELEGRAMME « Ce livre s’engloutit en quelques heures. […] Prenant ! » ELLE « [Victoir Jestin] signe un grand roman d’une écriture souvent volontairement syncopée, aussi fiévreuse que la pensée brûlante de son héroïne. » LA PROVENCE « Un livre trépidant, entre action et introspection, qui interroge sur notre rapport à l’existence : la vie n’est-elle pas un jeu ? » RFI
Avis
Avis des professionnels
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Mécanique de l’addiction
La vie semble sourire à Maud, la protagoniste, trentenaire lorsque s’ouvre le roman : un métier sérieux, un compagnon aimant, des amis, un bel appartement et même un projet d’enfant. Une sérénité installée… Jusqu’à ce soir de novembre où elle prend la fuite après avoir provoqué un accident de la circulation ; quelques secondes plus tôt, elle avait lancé sur son portable une partie de Candy Crush. Après le choc, elle abandonne sa voiture, erre sur la route puis se réfugie dans un bowling. S’ensuivent trois longues journées de cavale, de Saint-Nazaire jusqu’au village de son enfance, durant lesquelles elle ne peut résister à l’appel du jeu, sa vieille addiction… Tout en ne perdant jamais le naturalisme déjà marquant dès son premier roman, l’auteur nous mène, sur un rythme haletant, dans des no man’s land, les bordures d’autoroutes, les bars PMU, les salles de bowling ou d’échecs, autant de miroirs du labyrinthe de terreur dans lequel tourne Maud. Il analyse, avec précision et subtilité, cette dépendance qui prend racine chez son personnage dans les jeunes années. Une plongée dans la psyché autant qu’une description symptomatique, quasi physiologique. Mais, au-delà de cette dimension clinique, le roman atteint, au fil de l'errance de Maud, une dimension existentielle. La trajectoire de la jeune femme la mène dans un monde déréalisé, où le jeu détermine toutes les relations. Pourquoi cette femme décroche-t-elle ? N’a-t-elle jamais dépassé l’enfance et son refuge ? Ou peut-être est-ce le modèle dominant qui l’a rendu folle, le couple, l’emploi, auxquels elle s’est soumise ? Avec ce personnage qui interpelle longtemps son lecteur, Victor Jestin ausculte une nouvelle fois avec brio la vulnérabilité humaine et confirme son talent à conter, avec une grande intelligence, de dramatiques destinées.
Céline L. - La Médiathèque - Le 18 février 2026 à 09:49