Voyage voyage
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Edité par Editions Gallimard - 2025
"Orso voulait mettre en place ce qu’il appelait la théorie de la grande diversion. Il avait trouvé cette formule dans un livre et elle lui plaisait. Il fallait se changer les idées. Penser à autre chose. Chercher l’aventure dans des endroits inédits ; aller là où ils n’étaient jamais allés ; voir ce qu’ils n’avaient jamais vu ; avancer un peu plus loin, au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau." Orso et Marie s’aiment, mais leur quotidien insouciant se heurte à un chagrin brutal. Pour faire diversion, ils se lancent dans un road-trip improvisé. Grandiose et dérisoire, celui-ci les mènera du musée du Poids au musée de l’Amiante, du musée de la Gendarmerie à celui du Pigeon, en passant par Lourdes, la Moselle et Saint-Tropez. Autant d’étapes et de détours pour partir à la recherche d’autres vies que la leur et tenter, dans cette échappée, de préserver en eux un esprit d’enfance que l’âge adulte laisse trop souvent derrière lui. Roman d’amour autant que d’aventures, merveille de drôlerie et de tendresse, Voyage voyage invite à choisir les chemins de traverse pour trouver de la joie là où on ne l’attend pas.
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L’art de la fugue
Orso et Marie sont deux jeunes quadras parisiens qui s’aiment comme des enfants mais ont perdu le leur, à naître. Pour conjurer le chagrin, Orso choisit “la théorie de la grande diversion” : il embarque Marie sur les routes d’une France oubliée. Au volant d’antiques autos, de la Moselle à Saint-Tropez, en passant par Lourdes ou les plages de la mer du Nord, c'est un vent de liberté qui s’infiltre doucement dans cet itinéraire improvisé. En voiture avec ses personnages, l’auteur décrit avec une poésie attendrie les paysages d’autoroutes, la France des Lidl, des chambres d’hôtes et des hôtels pour VRP. Ce sera aussi, pour le couple endeuillé, la découverte de musées aussi modestes que dérisoires et touchants : musée du Poids, de l’Amiante, de la Gendarmerie, du Pigeon voyageur… Une odyssée qui n’a d’autre but que de chasser les larmes. Avec cette échappée aussi belle que fantasque, Victor Pouchet signe un texte d’une infinie délicatesse qui n’enlève rien à la gravité de la perte dont il est ici question mais vaut, en quelque sorte, consolation.
Céline L.-La Médiathèque - Le 10 décembre 2025 à 10:16