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Alice au pays du cinéma : La vie extraordinaire d'Alice Guy, la première cinéaste / Sandrine Beau
Livre
Edité par Ed. Alice. Bruxelles - 2026
Alice Guy, par un heureux hasard, a commencé à travailler chez Gaumont à 21 ans en tant que secrétaire. A l'époque, la société s'intéresse uniquement à la photographie, mais Alice, curieuse et éffrontée, propose de crééer des petits courts métrages pour son entreprise. Le succès de ceux-ci est tel qu'Alice devient réalisatrice à plein temps et produit chaque année des dizaines de films, jusqu'à partir aux Etats-Unis pour y créer sa propre société de production. Alice Guy, engagée par hasard comme secrétaire chez Gaumont à 21 ans, propose de tourner des courts-métrages. Leur succès la propulse réalisatrice, puis productrice aux Etats-Unis. Dans son journal intime, elle dévoile ses trouvailles, ses défis et, après de grands succès, la faillite qui met fin à sa carrière. Sandrine Beau - a reçu une vingtaine de prix littéraires dont le Prix Chronos 2015 en France et le Prix Chronos 2016 en Suisse, pour son roman policier Toute seule dans la nuit (Alice Editions). Elle a reçu le prix des incorruptibles CE2-CM1 en 2018 pour Le garçon qui parlait avec les mains (Alice Editions) et dans la catégorie CM2/6e en 2021 pour Peur dans la neige (Mijade)
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Avis des professionnels
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Une pionnière du cinéma
Dans ce roman jeunesse biographique, l’autrice nous invite à re (découvrir) le destin exceptionnel d’Alice Guy, la première réalisatrice du cinéma. Elle commence sa carrière par hasard comme secrétaire chez Gaumont en 1894 à 21 ans. Si la société ne s’intéresse alors qu’à la photographie, Alice qui a assisté à la Première des films des frères Lumière vit cette expérience comme une révélation ! C’est ce qu’elle veut faire : raconter des histoires en images… Curieuse, créative, entreprenante et déterminée, elle décide alors de tourner des courts-métrages sur son temps libre en plus de son travail de secrétariat. Leur succès est tel qu’elle est propulsée réalisatrice, puis productrice jusqu’ aux Etats-Unis. L’originalité de ce roman plein de rebondissements tient dans sa forme de journal intime pour retracer la vie de cette femme. L’autrice a pris la voix d’Alice Guy sous sa plume. Ce choix narratif crée une véritable proximité avec le personnage. Dans ce journal en effet, elle raconte son entrée progressive dans le 7ème art, ses joies, ses peines, ses découvertes techniques, ses inspirations et ses défis. Loin d’être rébarbatif, ce journal haut en couleur, nous la rend plus attachante et accessible. J’ai été vraiment impressionnée par le parcours atypique, audacieux et créatif de cette femme que je ne connaissais pas. Sa détermination à une époque où les femmes n’avaient guère le droit au chapitre, son enthousiasme et sa passion pour le cinéma ont marqué durablement son époque et la nôtre. Un portrait inspirant pour remettre à l’honneur l’histoire d’une femme au destin trop longtemps resté dans l’ombre.
Gaelle L. La Médiathèque de Levallois - Le 17 juin 2026 à 18:23