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Au nom de la terre
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À 25 ans, Pierre reprend la ferme familiale avec enthousiasme. Il s'est formé à l'agriculture au Wyoming et a des rêves plein la tête. Il investit, agrandit la ferme. Les agriculteurs de la région le jalousent et pensent qu'il a la folie des grandeurs. Les dettes s'accumulent et Pierre est incapable de remettre son exploitation sur pied malgré un travail acharné. Son fils voudrait diriger la ferme un jour, mais Pierre sait que il aura bien du mal à redresser la barre. Débute alors une longue descente aux enfers pour ce père de deux enfants, en dépit du soutien de sa femme Claire et de sa famille...
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Avis des professionnels
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Derrière le film : une histoire vraie.
En 1979, Pierre Jarjean (Guillaume Canet) revient d’un long séjour au Wyoming pour racheter à son père (Rufus) la ferme familiale en Mayenne. Galvanisé par ce qu’il a découvert en Amérique, il compte bien appliquer les mêmes méthodes avant-gardistes et transformer la modeste exploitation en agri-business. Les années passent. Pierre a fondé un foyer. Sa femme Claire (Veerle Baetens) et lui ont eu deux enfants. Leur fils aîné (Anthony Bajon) participe aux travaux de la ferme. Mais l’exploitation n’est toujours pas rentable. Pour rembourser les emprunts, Pierre est obligé à une fuite en avant . Il s’agrandit, s’endette à nouveau, se condamne à des cadences infernales et à un stress qui le ronge.Le drame rural constitue un genre cinématographique à part entière.Edouard Bergeon rassemble un casting hétéroclite qu’on n’a jamais vu fonctionner ensemble. Mais la sauce prend. Guillaume Canet, incarne le rôle du père ; la Flamande Veerle Baetens (découverte dans Alabama Monroe), celui de la mère ; Rufus, qui fut toute sa vie durant cantonné dans des rôles comiques, celui du père ; c’est le jeune Anthony Bajon, dans le rôle du fils, révélation de La Prière, qui sort le mieux son épingle du jeu. Au nom de la terre a une dimension supplémentaire. Son réalisateur, Edouard Bergeon, y raconte l’histoire de son père. Guillaume Canet pousse le scrupule jusqu’à copier la tonsure particulièrement inélégante de cet homme obsessionnel, entêté mais aussi profondément aimant. Le mausolée que son fils lui dresse aurait pu verser dans l’indécence. Le tableau d’une paysannerie étranglée par les marchés aurait pu tourner au réquisitoire. Il est profondément poignant.
Sylvie. Z. - La Médiathèque - - Le 11 avril 2020 à 11:57