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3/5

3 avis

Les cosmonautes ne font que passer

Livre

Gueorguieva, Elitza (1982-....)

Edité par Verticales - 2016

Le roman nous plonge dans la Bulgarie communiste de la fin des années 80. A travers le regard d'une fillette de 7 ans, nous découvrons le quotidien "gris clair ou gris foncé" de la dictature. Pour tromper son ennui, la narratrice s'approprie la légende du cosmonaute dont son école honore le nom : Iouri Gagarine. Fascinée par la conquête spatiale soviétique, vantée par son grand-père, communiste émérite, elle se découvre une vocation, ou plutôt une mission secrète : devenir à son tour une héroïne de l'Espace. La chute du mur de Berlin va sonner le glas de ces enfantillages. La gamine qui se préparait à l'envol en Spoutnik déchante à mesure qu'elle découvre l'envers du décor : si ses parents se cachaient des heures entières dans la salle de bain, c'était pour écouter Radio Free Europe en espérant la fin de ce régime honni. Parmi d'autres mensonges déconcertants, elle apprend que le père Gel, alias le Père Noël, n'existe pas ou que Iouri Gagarine ne fut pas le premier homme à s'approcher de la lune... Quelques années plus tard, l'heure de la "Transition démocratique" a sonné. Alors que fleurissent les sex-shops dans son quartier, nous retrouvons notre narratrice en pleine métamorphose adolescente. Depuis qu'elle a entendu, sur des chaînes occidentales, les tubes du groupe Nirvana, sa vision du monde a changé. Résolue à devenir l'égérie d'un groupe de punk-rock, la voilà contrainte de se rabattre sur Grigor, jeune guitariste flegmatique avec lequel elle multiplie les provocations, sans succès. Dégoûtée par le carriérisme fulgurant de son cousin Andreï, devenu un politicien maffieux, elle assiste, impuissante, à l'hospitalisation de son grand-père dont les idéaux trahis virent à la confusion mentale... Ce premier roman sait trouver le ton, décalé, elliptique et nerveux, pour conjuguer l'univers intérieur de l'enfance et les bouleversements de la grande Histoire. L'héroïne, qui doit autant à l'effrontée Zazie qu'à l'intrépide Fifi Brindacier, subvertit avec une naïveté fantasque la langue de bois du totalitarisme et les faux-semblants de la démocratie.

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Avis des bibliothécaires et des lecteurs

  • Les étoiles vue de la terre ! 3/5

    Un roman autobiographique inspiré d'une histoire vraie écrit par Elitza Gueorguieva intitulé "les cosmonautes ne font que passer". Une jeune fille veut devenir cosmonaute en Bulgarie pendant la guerre froide. Tout au long de l'histoire, on est dans la peau de cette jeune fille, on sait ce qu'il se passe autour d'elle. Cela ne nous permet tout de même pas de nous mettre à sa place car nous ne sommes pas de la même génération, nous ne vivons pas sous le même régime politique, ici le communisme, nous n'avons pas les mêmes droits comme le droit de propriété privée inconnu en Bulgarie. Ce livre ne nous a pas particulièrement attiré car nous n'aimions pas l'originalité de la mise en forme : les questions à choix multiples, l'emploi de la deuxième personne du singulier, les jeux de mots incompris... Nous sommes réservées mais vous conseillons de lire ce livre pour pouvoir comparer la vie au XXIème siècle à celui de cette jeune fille Bulgare du XXème siècle. Bonne lecture à vous ! BOISEL-SEGAUD Vanille et CALDAS Débora 1STMG1

    par CALDAS Debora Le 18 janvier 2018 à 16:10
  • Critique Les cosmonautes ne font que passer 2/5

    C'est l'histoire d'une jeune héroïne qui grandit pendant la guerre froide dans un pays communiste. Elle nous raconte son histoire de 1982 jusqu'en 1990 en Bulgarie. À travers le roman, elle parle à la deuxième personne du singulier ce qui rends le contexte curieux. Il est habituel de trouver des autobiographies à la première personne du singulier et ce n'est pas le cas ici. Nous nous sommes arrêtés en cours de route car nous pensons qu'il n'était pas adapté à notre âge ( 16 ans), le manque de maturité à peut-être accentué l'incompréhension du contexte historique et la politique complexe. Osez la lecture de ce livre pour avoir un avis subjectif. A.S et E. D.

    par Emma92 Le 18 janvier 2018 à 14:52
  • Une lecture originale et intéressante. 4/5

    Les cosmonautes ne font que passer de Elitza Gueorguieva , est un roman autobiographique revisité. Le roman est présenté sous deux parties. Il raconte l'enfance d'une jeune fille sous le communisme puis son adolescence sous la chute du mur de Berlin. D'abord naïve elle finit ensuite par se rebeller. Elle se cherche dans un pays qui se cherche politiquement. La narratrice n'a pas de prénom. La particularité d'Elitza Gueorguieva est d'écrire ce roman à la deuxième personne du singulier. On finit donc par s'habituer à l'utilisation du "tu" qui nous permet de nous sentir concerné. Nous avons beaucoup aimé la légèreté, l'humour, l'ironie, que l'auteur emploie pour nous raconter les changements de la société bulgare. Ce roman est bien écrit, rythmé et drôle. Nous recommandons ce livre à tout adulte car il faut avoir une certaine maturités afin de le comprendre.

    par HERAULT Léna et RONCHETTA Maya. Le 18 janvier 2018 à 14:46