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4/5

6 avis

Kinderzimmer

Livre

Goby, Valentine (1974-...)

Edité par Actes Sud. Arles - 2013

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles

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Avis des bibliothécaires et des lecteurs

  • Une lueur dans les Ténèbres 4/5

    Mila est prisonnière de guerre au camp de Ravensbrück. Nous la suivons au quotidien dans cet enfer, tenue par un seul espoir, l’enfant qu’elle porte en elle : élan de vie face à la mort omniprésente. Valentine Goby a su trouver le ton pour décrire l’horreur absolue. D’une écriture froide et directe, en peu de mots et toujours au présent, à l’aide d’un style percutant et aride fait de phrases sans verbe, elle donne au texte une puissance qui rend sa lecture oppressante. Elle construit un roman virtuose et revient, avec ce huitième ouvrage sur le thème de la maternité, déjà abordé dans le magnifique « Qui touche mon corps je le tue ». C'est un livre coup de poing à la puissance glaçante qui évoque l’innommable, sans tomber dans le pathos.

    par Sylvie Z. Le 24 mai 2016 à 15:19
  • Est-ce la vie ? 5/5

    Susanne Langlois va survivre aux camps ….. en ramener un enfant… Aujourd’hui elle témoigne. Qui, en âge de raison, Français ou Européen, peut se targuer de ne jamais avoir entendu parler de la seconde guerre mondiale et des atrocités des camps ? Mais voilà un roman qui va modifier tout ce que je sais de façon intellectuelle. Oui, parce qu’il va bouleverser en faisant appel non pas à la raison et au savoir, mais au cœur, aux sens et sentiments. Par différents procédés techniques utilisés à bon escient et quasi imperceptibles (rien que le titre allemand « Kinderzimmer » aux consonances gutturales sifflantes…ce qui en français serait traduit par « La chambre d’enfant » et serait beaucoup moins percutant), le lecteur ressent dans sa chair toutes ces atrocités et l’extraordinaire complicité qui va donner sens à la vie envers et contre tout. Ainsi, notre héroïne au début de l’histoire est un « elle » anonyme, sans nom ni identité et le lecteur, aussi ignorant, va être immergé brutalement dans ce quotidien dont il ne sortira pas indemne. Et tout à coup, je réalise : c’était il y a moins de cent ans, l’âge des nos parents ou grands-parents et à l’époque, tout un chacun s’était promis : « Plus jamais …. » A recommander à tout le monde et surtout absolument aux ados qui étudient cette période historique ….

    par Nathalie F Le 04 mars 2014 à 14:49
  • Perdre les os 5/5

    Eprouvant, sublime de noirceur et d'espoir,Kinderzimmer est un pont crucial qui nous relie,lecteurs d'aujourd'hui, à l'Histoire des Hommes, à l'histoire d'une femme. Valentine Goby raconte avec un style intime, d'un terrifiant réalisme, la mort, la souffrance, la peur, le vide, la survie et chose incroyable, la naissance dans le camp de concentration de Ravensbrück de 1944 à la Libération. L'angoisse au ventre, c'est avec fébrilité que j'ai suivi ce roman, que je m'en suis imprégnée. Le livre pose une question: dans les camps, les Allemands sont-ils toujours gagnants ? Nous apprenons que la vie résiste, que l'humain résiste, que l'espoir est salvateur et la parole sacrée. Il nous faudra toujours des conteurs.

    par Marie L. Le 24 janvier 2014 à 16:27
  • Donner la vie en enfer 5/5

    Voici un ouvrage de plus sur les camps d'extermination nazis me direz-vous ? Que dire après avoir lu ce roman, sinon que c'est un livre à lire pour l'écriture de Valentine Goby, pour son style et sa manière bien à elle de raconter l'innommable. Ravensbrück 1944. La réalité de l'horreur face au combat quotidien pour survivre, le combat de chaque jour, unique objectif de ces femmes déportées. Roman effroyable, bouleversant, qui frappe fort, sans faiblesse car faiblir signifie crever. Dans cet univers abominable, une lueur d'espoir se dessine imperceptiblement : "La Kinderzimmer", une pouponnière où sont placés les nouveaux-nés.

    par Marie-Odile S. Le 11 décembre 2013 à 11:24
  • Naître sans destin 5/5

    Suite à sa rencontre avec un « enfant » du camp de Ravensbrück, Valentine Goby décide de coucher sur le papier le quotidien de ces femmes et mères internées vouées à une mort certaine. Avec les mots justes de celles qui ont vécues la déportation, cette auteure qui n’a pas encore quarante ans, décrit avec un style intime et percutant, cette lutte pour leur survie avec pour seul phare dans la nuit la nurserie du camp. Le lecteur ressent tout au long du roman un lancinant malaise en totale adéquation avec les sentiments que ces femmes déportées ont ressenties. Un roman qui tire sa force bien sur de l’histoire mais surtout du talent d’écriture de Valentine Goby qui place le lecteur en accompagnateur de ces femmes, partageant leurs combats pour rester en vie ainsi que leurs souffrances. Kinderzimmer est un roman extrêmement prenant et d’un insupportable réalisme, difficile à lire d’une traite, dont on ne ressort pas indemne.

    par Marc V. Le 16 octobre 2013 à 11:30
  • Une lueur dans les ténèbres. 5/5

    Mila est prisonnière de guerre au camp de Ravensbrück. Nous la suivons au quotidien dans cet enfer, tenue par un seul espoir, l’enfant qu’elle porte en elle : élan de vie face à la mort omniprésente. Valentine Goby a su trouver le ton pour décrire l’horreur absolue. D’une écriture froide et directe, en peu de mots et toujours au présent, à l’aide d’un style percutant et aride fait de phrases sans verbe, elle donne au texte une puissance qui rend sa lecture oppressante. Elle construit un roman virtuose et revient, avec ce huitième ouvrage sur le thème de la maternité, déjà abordé dans le magnifique « Qui touche mon corps je le tue ». Lisez ce livre coup de poing à la puissance glaçante qui évoque l’innommable, sans tomber dans le pathos.

    par Sylvie Z. Le 09 octobre 2013 à 12:33