Les belles ambitieuses / Stéphane Hoffmann

Livre

Hoffmann, Stéphane (1958-....). Auteur

Edité par Albin Michel. Paris - 2018

"Traîner au lit avec une dame aimable est une sagesse : on n'y a besoin de rien ni de personne d'autre. C'est aussi une plénitude, c'est-à-dire un paradis". Paris, années 70. La comtesse de Florensac veut avoir le salon le plus influent de Paris. La jeune Isabelle Surgères veut changer la vie. La douce Coquelicot veut faire plaisir à ceux qu'elle aime. Ce sont les belles ambitieuses. Elles s'activent autour d'Amblard Blamont-Chauvry qui, bien que polytechnicien, énarque, et promis à une brillante carrière, a décidé de s'adonner à la paresse, l'oisiveté, la luxure, la gourmandise et autres plaisirs. Que faire de sa vie ? Comment s'épanouir ? Doit-on être utile ? Peut-on être libre ? Faut-il être ambitieux ? A ces questions, chacun des personnages, entre Paris, Versailles et les Etats-Unis, à la ville comme à la campagne, répond à sa façon, et de manière parfois surprenante. On retrouve l'élégance et l'humour mélancolique de Stéphane Hoffmann, prix Roger Nimier pour Château Bougon, dans ce roman éblouissant de finesse.

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Avis des lecteurs

  • Humour, dérision et caricature sont les maîtres mots de ce roman 4/5

    Voici une comédie pétillante et pleine d’humour qui nous emmène chez la très haute bourgeoisie du 16e arrondissement de Paris et de Versailles. Pourtant nous avons affaire à un anti-héros, Amblard Blamont-Chauvry qui, bien que polytechnicien et énarque, décide de vivre d’oisiveté, luxure et plaisirs en tous genres : il peut se le permettre, sa fortune est assurée. C’est sans compter les quelques femmes qui gravitent autour de lui et vont essayer de le remettre dans le droit chemin. Grâce à sa marraine, la comtesse de Florensac, le voilà marié à Isabelle Surgères, pour laquelle il éprouve une vague amitié, teintée d’un profond ennui qui parfois se mêle à de la pitié. Quant à elle, loin d’être un mariage d’amour, son mari lui servira à gravir les échelons et satisfaire son ambition. Il ne faut pas oublier Coquelicot, une jeune femme qui accompagne notre personnage principal toute sa vie. Elle a atteint la haute société partant de rien et à la force du poignet, ne cherche pas à plaire ni à s’attacher à qui que ce soit ; elle fascine et enivre Amblard qui reviendra vers elle tout au long de sa vie. Ensemble ils sont heureux, simplement, sans attaches, sans obligations conjugales. En réalité voici le cœur du roman : Amblard Blamont-Chauvry veut être heureux. Et cela passe pour lui par l’oisiveté. Car tous ses camarades se décarcassent pour atteindre les plus hautes sphères politiques, côtoyer les plus grandes familles, gagner le mieux leur vie au détriment de la joie de vivre et du bonheur. Et pour quoi ? Ils ne sont jamais satisfaits, ne sont jamais assez haut placés, ne savent pas profiter de leur famille. Ce qui conduit à cette constatation d’Amblard : « Laissons la société à Isabelle Surgères qui, elle, ne sera jamais heureuse parce que ce qu’elle n’a pas encore est plus important que ce qu’elle a. »

    par A-H P. Le 30 janvier 2019 à 14:41